23 février 2005 - n°254, 255, 256, 257 et 258


Nouveau visage au Centre culturel

Bernard JacqueminDeux changements notoires ont marqué cette année la vie du Centre culturel libramontois situé avenue d’Houffalize. D’une part, celui-ci est « monté » en catégorie 2, avec des conséquences d’une réelle importance. Et, d’autre part, Christophe Mouzon a cédé la présidence à Bernard Jacquemin, bien connu dans la commune pour ses multiples casquettes. Deux prétextes pour faire le point sur ce vaisseau de la culture en Centre-Ardenne avec son nouveau commandant de bord.

Appelé à reprendre la présidence du CPAS local, Christophe Mouzon, par ailleurs fort occupé par la présidence de l’hôpital, avait depuis un certain temps déjà, cherché un successeur. Plusieurs se sont proposés, certains ont été pressentis, beaucoup de discussions ont eu lieu… Personne ne se décidait jusqu’à ce qu’en juin dernier, Bernard Jacquemin choisisse d’endosser cette responsabilité supplémentaire.

Un président branché

Sous-directeur à Pierrard, il est aussi actif dans de nombreuses associations sportives, dans des comités de fêtes… Pourquoi ce choix ? Le nouveau président s’en explique : « J’apprécie beaucoup la musique et la photo. à l’Institut, je fais toutes les photos d’événements et de fêtes, puis je réalise des montages. Elles servent notamment pour les mises à jour du site internet de l’école. Je suis assez accro à l’informatique. Un de nos professeurs travaille actuellement, avec un élève dans le cadre de son mémoire, sur le prochain site internet du Centre culturel. www.cclibramont.be sera normalement opérationnel en mai prochain.

"J’espère d’ailleurs attirer un nouveau public d’internautes, plus jeune…".

L’aboutissement des travaux

Interrogé sur le bâtiment, et ses travaux, le président se réjouit de leur avancement, pour ne pas dire aboutissement : "Les gros chantiers sont terminés. L’étanchéité déficiente du toi n’est plus qu’un mauvais souvenir. Le mobilier de la salle du bas a été renouvelé avec trois cents nouvelles tables et chaises. Le bureau va être équipé de deux PC en réseau, notamment pour permettre la mise à jour du site. Le nouvel escalier d’accès est terminé. Nous allons améliorer la qualité de l’accueil, notamment au niveau de l’éclairage, en installant des spots à l’arrière du nouveau totem de signalisation électronique et au-dessus de l’entrée…".

Une montée justifiée

La montée en catégorie 2 ? "Elle récompense les efforts d’une équipe qui s’investit beaucoup. Elle concrétise le fait que le Centre de culturel de Libramont est la deuxième infrastructure culturelle en dimensions de la province de Luxembourg derrière Arlon. Quand je compare Libramont à Virton, qui est un centre important, il faut savoir qu’il n’existe rien à Virton. La montée de catégorie nous contraint au respect de nouvelles normes en termes de salles : salles de spectacles, ateliers, bureaux… Dans notre nouvelle catégorie, nous avons l’obligation d’un subside de trois millions. Heureusement, la Commune de Libramont s’est toujours investie dans la culture. Actuellement, nous comptons 72 associations affiliées. Le 27 février prochain, nous organiserons une deuxième journée des associations, leur offrant l’occasion de se présenter à la population… Nous avons lancé de nouvelles activités : ateliers pour enfants, cours de break-dance pour ados, cours de néerlandais et tables de conversation…".

Plus d’audiovisuel

En priorité dans notre catégorie, nous allons mettre l’accent sur l’audiovisuel. Cela a commencé par un partenariat avec le Ciné L’écran au travers du ciné-club du troisième mercredi du mois avec la projection de films moins "grand public". En juillet 2005, nous organisons une exposition en collaboration avec le Photo-Club local : "Libramont-Chevigny s’expose : regard sur une commune… ".

Mais avant cela, il y aura le concert des harmonies ce samedi, puis bien d’autres spectacles proposés dans un programme qui se veut aussi éclectique que riche et complet.

P. W.

Trio arbitral à l’honneur

C’est le seul individu sur un terrain de football à qui l’on pardonne difficilement une erreur. Un joueur de champ peut rater une passe, un avant louper une occasion, un gardien faire une grosse bévue, ils ne seront que rarement vilipendés comme peut l’être un arbitre coupable d’une erreur d’appréciation. Ce ne sont pourtant que des hommes, avec leurs qualités et leurs faiblesses. Joueurs, dirigeants et supporters l’oublient trop souvent.

Que deviendrait le foot sans eux ? Arbitres de football et assistants de l’arbitre jouent un rôle ingrat. Souvent soumis à la vindicte populaire après une mauvaise prestation, ils ne sont que trop rarement mis en avant après un bon match. Soulignons dès lors la belle initiative du club de Saint-Pierre. Le vendredi 22 octobre, le club a tenu à honorer ses arbitres. Un souper a été organisé pour rendre hommage à ces hommes en noir, qui officient trop souvent dans l’ombre. Quoique les arbitres pierrots ne soient pas vraiment des hommes de l’ombre. En effet. Si les joueurs de St-Pierre évoluent en 2e provinciale et les dames en 1re provinciale, son trio arbitral fait mieux encore. Ils officient tous les trois en divisions nationales. Fait exceptionnel, rarissime et sans doute unique en province de Luxembourg : ce petit club régional dispose de trois arbitres nationaux.

Alain Gérard termine sa carrière après vingt ans d’arbitrage. Il a été assistant international à 30 reprises. Damien Noël en est à sa deuxième saison comme assistant au niveau national. Il a notamment fait la ligne cette saison lors de Standard-Brussels. Quant à Stéphane Rosière, il débute à l’échelon supérieur et compte déjà quelques prestations en promotion et 3e nationale.

Portrait du trio arbitral pierrot

Alain Gérard, 44 ans.

Parcours comme joueur : de 10 à 18 ans en équipe d’âge. Tout d’abord à la JA, ensuite à Toernich pour terminer à Saint-Pierre.

Début dans l’arbitrage : 1984.

Niveau atteint : assistant arbitre en D1 pendant 7 saisons. 30 matches internationaux comme assistant.
Comment êtes-vous arrivé dans l’arbitrage ? Pour des raisons professionnelles, j’ai arrêté le foot à l’âge de 18 ans. Je me suis tourné alors vers ma 2e passion, le moto-cross. Suite à un sérieux accident, je me suis retrouvé avec un genou en compote. Plus question de moto-cross ni de foot où je jouais gardien de but. Un ami, Émile Liban, m’a alors proposé de devenir arbitre.

Meilleur souvenir : trois en particulier. Tout d’abord, un certain Islande-France en septembre ’98, résultat
1-1. Les tricolores avaient été sacrés champions du monde quelques semaines auparavant. Souvenir inoubliable que de côtoyer le gratin du foot mondial. Ensuite tous les matches au Standard. Enfin un troisième souvenir pour son caractère émotionnel : j’ai été assistant de Marcel Javaux lors de son ultime match à Charleroi.

Plus mauvais souvenir : Rochefort-Binche, erreur d’arbitrage. Rentrée aux vestiaires houleuse. Match à rejouer. J’avais effectivement commis une erreur d’arbitrage. Mea culpa.

Entraînement : Actuellement j’ai fini ma carrière dans l’arbitrage. Je suis devenu formateur à la CPA, province de Liège. Lorsque j’officiais sur les terrains, nous avions 16 entraînements sur la saison à Beauplateau, plus 10 entraînements à Louvain. En plus de cela j’entretenais ma condition à raison d’une dizaine de km tous les deux jours.
Quel but vous étiez-vous fixé dans l’arbitrage ? En commençant l’arbitrage, je m’étais fixé comme objectif d’accéder à la première provinciale. Ça a très bien tourné dès le début. Je me suis très vite retrouvé en P1, ensuite 4 saisons en promotion, 8 en 3e nationale et enfin 7 saisons comme assistant en D1. Objectif atteint au-delà de mes espérances.

Damien Noël, 31 ans.

Parcours comme joueur : en équipe d’âge, jusqu’en scolaire.

Début dans l’arbitrage : novembre 1990.

Niveau atteint : assistant arbitre en D1-D2-D3.

Comment êtes-vous arrivé dans l’arbitrage ? Je n’étais pas très doué pour le foot. Je connaissais Christian Dombret qui sifflait alors en 1re nationale, mon frère était arbitre et j’ai suivi la même voie.

Meilleur souvenir : mon tout premier match en D1, au Standard.

Plus mauvais souvenir : l’agression dont j’ai été victime lors d’un match.

Entraînement : les 16 entraînements programmés à Beauplateau, plus un entraînement par semaine à Neufchâteau.

Quel but vous fixez-vous dans l’arbitrage ? Je suis actuellement assistant en D1. Le but est d’y rester. La concurrence est rude.

Stéphane Rosière, 27 ans.

Parcours comme joueur : de 7 à 18 ans en équipe d’âge.

Début dans l’arbitrage : J’ai commencé à l’âge de 16 ans. Pendant deux saisons, j’étais arbitre H et joueur en junior. J’ai ensuite arrêté définitivement de jouer pour me consacrer pleinement à l’arbitrage.

Niveau atteint : arbitre en promotion et réserve D1, assistant en D3.

Comment êtes-vous arrivé dans l’arbitrage ? Mon papa était arbitre en nationale et c’est lui qui m’a donné le goût de tenter ma chance.

Meilleur souvenir : mon accession en P1. Ici dans la province, quand on est jeune, c’est le but à atteindre.
Plus mauvais souvenir : je suis d’origine coréenne et mes débuts comme arbitre ont été difficiles. Je devais subir les quolibets de certains spectateurs autour du terrain. C’est très frustrant mais j’ai eu la chance d’être soutenu par mon papa qui me suivait chaque semaine. Psychologiquement, ça aide.

Entraînement : Habitant en France, il m’est difficile de m’entraîner avec d’autres collègues. Je suis les entraînements prévus à Beauplateau et je cours seul chez moi, entre 15 et 20 km par semaine.

Quel but vous fixez-vous dans l’arbitrage ? Il est difficile d’arriver au plus haut échelon, en D1 donc. Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

A court terme, j’espère arriver en D3, et qui sait, plus tard la D1.

Er. Meunier

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