23 février 2005 - n°254, 255, 256, 257 et 258


Au chevet de la nature

l’asbl Réserves Naturelles RNOBDepuis plus de cinquante ans, l’asbl Réserves Naturelles RNOB - Natagora développe des actions de sensibilisation et de sauvegarde de la nature en Belgique. En Centre Ardenne, elle est représentée sur le terrain par deux structures complémentaires : l’Antenne Famenne & Ardenne, bien connue pour ses nombreuses activités de sensibilisation à la conservation de la nature (ex : Chlorophylliades) et la Commission de Gestion des Réserves d’Ardenne méridionale qui a pour mission de créer des réserves naturelles et de mettre en œuvre la gestion à y réaliser.

Un brin d’histoire

Créée il y a une vingtaine d’années sous l’impulsion de Chantal Hubert d’Ébly, la Commission de Gestion du Plateau de Bastogne et de la Haute Sûre a été scindée en avril dernier. Présidée par Hugues Thiry de Massul, la nouvelle Commission compte déjà à son actif plusieurs réunions de travail, dont deux sur le terrain. C’est ainsi qu’après avoir effectué un certain nombre de repérages dans la réserve de Marbay en juillet dernier, une dizaine de membres de la Commission viennent d’arpenter plusieurs réserves naturelles de la commune de Léglise, à Lescheret et à Volaiville, pour programmer la mise en œuvre, dès l’an prochain, d’un pâturage par des vaches rustiques écossaises.

Un bilan positif

En ce qui concerne le bilan actuel des activités de l’année 2004, les membres de la Commission peuvent d’ores et déjà se réjouir. En effet, plusieurs bénévoles qui ont participé à des chantiers de gestion ont voulu s’engager plus activement en rejoignant la section. De nouveaux conservateurs de réserves naturelles ont ainsi été proposés : Frédéric Mélignon de Neufchâteau pour la réserve de Marbay, Serge Leyder pour la réserve des Grands Prés à Vaux-sur-Sûre, Marie-Bénédicte Vicaire de Léglise (n.d.l.r. : finaliste des Chlorophylliades 2000) pour la réserve de la Mandebras à Gennevaux. Au niveau des achats de terrain, plus de 15 ha ont été acquis au cours de l’année 2004 : les réserves de Béraumont (Massul), Maisoncelle (Ébly), la Mandebras (Gennevaux) ont vu ainsi leur surface s’accroître de façon significative. La nature sera ainsi mieux protégée… mais aussi mieux valorisée car une des vocations essentielles des réserves naturelles de Centre Ardenne est aussi d’être accessibles au public, notamment à l’occasion de visites guidées ou de journées portes ouvertes.

Une association ouverte à tous !

Comme l’Antenne Famenne & Ardenne qui est un lieu pour tous les habitants de la région qui veulent participer à des activités de sensibilisation à la nature, la Commission de gestion des Réserves d’Ardenne méridionale est ouverte à toute personne souhaitant s’impliquer sur le terrain de la protection de la nature. Intéressé(e) ? Contactez-nous !

La nature a besoin de vous !

Commission de gestion des Réserves d’Ardenne méridionale – Hugues Thiry (061/27 93 44)
Antenne Famenne & Ardenne – Thierry Gridlet (061/27 92 27)

Comment un terrain devient-il réserve naturelle ?

De plus en plus de propriétaires privés contactent les permanents de Réserves Naturelles -Natagora pour proposer à cette asbl de leur acheter l’un de leur terrain : souvent une zone humide ou un fonds de bois. Après avoir évalué la qualité biologique du site et si les disponibilités financières le permettent, le responsable local décide ou non d’acquérir le site.

Les chargés de mission de Réserves Naturelles - Natagora développent également des programmes d’achat avec le soutien d’institutions comme la Région wallonne ou l’Union européenne. Ayant connaissance de la richesse biologique de certaines zones, ils contactent alors les propriétaires des parcelles qui les intéressent afin de les acheter. Bien souvent, les propriétaires concernés acceptent la proposition de vente : en effet, les terrains recherchés par l’association, s’ils sont de grand intérêt au niveau de la faune et de la flore, sont souvent inexploités ou inexploitables (ex : fanges, prairies marécageuses…). Le bonheur des uns fait ici… le bonheur des autres !

Renseignements : 063 41 21 34 (Stéphane Bocca – Natagora).

La taille d'hiver des végétaux

Ses principaux objectifs sont :

  • contrôler la végétation et la fructification pour obtenir une succession de bonnes récoltes;
  • renouveler les branches et rameaux endommagés ou vieillissants par d’autres plus productifs;
  • restaurer l’équilibre physiologique entre les différents organes (racines, feuilles et branches);
  • permettre une pénétration uniforme de la lumière et de l’air au sein des frondaisons;
  • obtenir des formes spéciales.

Les arbres fruitiers

Pommiers et poiriers : la taille s’effectue de décembre à février. Se rappeler que toute pousse latérale développe des bourgeons à fruits en deuxième année, lesquels fleuriront et porteront des fruits l’année suivante.

Conseils :

  • Tailler sur un bourgeon à bois pour stimuler la croissance;
  • Tailler sur un bouton à fruits pour former ou entretenir les coursonnes;
  • Rabattre les rameaux vigoureux d’un tiers, les pousses grêles de deux tiers;
  • Après une grosse coupe, traiter la plaie avec un mastic fongicide.

Pruniers : la taille est réduite au minimum et se pratique fin de l’été, début de l’automne une fois tous les deux ans. Elle consiste à rééquilibrer la proportion des boutons à fruits et des bourgeons à bois.

Cerisiers : fin novembre ou début décembre, éclaircir les branches trop nombreuses et supprimer celles qui sont mortes, malades ou abîmées.

Groseilliers : réduire de moitié la pousse faite par les rameaux principaux pendant l’été, supprimer toutes les branches malades ou faibles et rabattre les rameaux latéraux.

Les rosiers

En règle générale, on taille les rosiers deux fois par an : au printemps et à l’automne. La taille d’automne consiste à supprimer toutes les inflorescences fanées, à rabattre les tiges à 30 cm du collet et à supprimer tout le bois mort. Tous ces déchets doivent être brûlés, de même que les feuilles mortes responsables de la transmission de certaines maladies. Les rosiers grimpants seront rabattus légèrement.

Les arbustes

1. La taille d'entretien.

Elle a pour fonction de conserver à l'arbuste la forme donnée lors de la taille de formation. Elle consiste à éliminer le bois mort, les branches cassées et toutes les parties vivantes du végétal qui ne vont pas dans le sens de la forme établie.

2. La taille de floraison et de fructification.

Chez les arbustes à floraison printanière, il n'y a pas de taille d'hiver, sauf si l'on veut rajeunir le sujet.

Chez les arbustes à floraison estivale, les fleurs apparaissent sur les rameaux de l'année. La taille aura donc lieu en hiver (de janvier à mars), pendant le repos de la végétation. Il faut éviter de le faire pendant les périodes de fortes gelées.

Augmenter l'humidité de l'air autour de vos plantes d'appartement

Dans les appartements et les maisons, le chauffage moderne, s'il maintient une température agréable, dessèche l'air à l'excès, ce qui est particulièrement nuisible au bon développement des plantes d'intérieur : les feuilles et les boutons floraux se dessèchent et tombent, les fleurs se fanent prématurément.
Le taux d'humidité idéal est de 50 à 60%, mais plus la température de la pièce augmente, plus la quantité de vapeur d'eau nécessaire pour conserver ce taux sera importante.

Dans la mesure du possible, on éloignera les plantes des sources de chaleur et l'on placera des humidificateurs...

Les conseils suivants sont à respecter :

  • bassiner régulièrement le feuillage et les fleurs des plantes qui demandent beaucoup d'humidité, en pulvérisant de l'eau pure (eau de pluie) avec un pulvérisateur à main;
  • laver périodiquement les deux faces les feuilles lisses et assez larges pour se prêter à ce traitement, au moyen d'une éponge douce qui les humidifiera en les débarrassant de la poussière;
  • un procédé simple et efficace consiste à poser les pots sur un plateau étanche contenant une couche de tourbe, de graviers ou de mousse baignée dans l'eau en permanence. Cette dernière en s'évaporant maintiendra un microclimat favorable autour du feuillage;
  • un résultat identique sera obtenu en plaçant le pot dans un cache-pot de diamètre assez différent.

L'intervalle entre les deux récipients sera rempli de tourbe ou de mousse humide qui feront office d'évaporateur.

La rotation des cultures

La rotation des culturesPour obtenir un rendement optimum de votre jardin potager, il est conseillé de ne pas cultiver à la même place les mêmes sortes de légumes plusieurs années de suite.

Il y a plusieurs raisons à cela :

  • les plantes d’une même famille prélèvent toujours les mêmes éléments nutritifs, ce qui provoque finalement un appauvrissement en certains éléments et surtout un déséquilibre important, d’où diminution de rendement et de qualité ;
  • la majorité des végétaux émettent des toxines qui agissent surtout contre les plantes de la même espèce, la répétition d’une culture augmente la concentration de cette toxine, ce qui nuit au bon développement des végétaux et de plus la flore bactérienne en souffre également ;
  • la culture répétée de plantes de la même famille favorise également le développement des parasites (pucerons, cochenilles, vermines diverses,…) et des maladies cryptogamiques (fonte des semis, mildiou, rouille, ….) qui trouveront sur place les hôtes propices à leur développement.

Les légumes classiques se partagent en 3 familles :

1. Les légumes foliacés : cerfeuil, céleri à jets et à côtes, chicorées endive et scarole, choux, courge, cresson, épinard, laitues, mâche, persil, poireau, potiron, persil, poirée, radis, tomate, etc.

Fumure : au bêchage, un bon engrais organique (10 à 15 kg à l’are) ou un bon compost, à la préparation du sol, un engrais spécifique 5 kg à l’are et en cours de végétation ce même engrais à la dose de 2 kg à l’are.

2. Les légumes racines et à bulbes : betterave, carotte, céleri-rave, chicorée witloof, échalote, navet, oignon, scorsonère, pomme de terre, etc.

Fumure : même fumure organique que les foliacés, mais 2 à 3 kg d’engrais spécifique à la préparation du sol et seulement 1 kg en cours de végétation.

3. Les légumineuses : fève de marais, haricot, pois, etc. Fumure : à la préparation du sol, un engrais spécifique (2 kg à l’are).

Il suffit donc de diviser votre jardin en trois parcelles si possible, et de faire alterner ces différentes cultures de manière à ce qu’elle ne revienne à la même place que tous les trois ans. De cette manière vous mettrez toutes les chances de réussite de votre côté.

Pour bien réussir, il faut :

  • espacer au maximum les cultures d’une même famille;
  • ne jamais planter deux années de suite sur une même parcelle des végétaux ayant des exigences identiques.

Pour les cultures qui occupent le terrain pendant plusieurs années, comme les fraisiers et les asperges, il faut les planter sur un terrain neuf pour elles.

V. Jadin

Ces plantes dites noires !

Hé oui, le noir est une couleur, qui si même si elle ne se rencontre pas dans la majorité du règne végétal, a de tout temps suscité un vif intérêt auprès des amateurs. Sombre, terne par lui-même, le ‘noir’ peut être à l’origine de superbes associations avec du blanc ou des feuillages gris, rehaussé de fleurs roses pâles, ou mélangé aux feuillages dorés ou bleutés.

Aménagez vos compositions à proximité d’une allée ou de terrasses, afin de les mettre en valeur, car la couleur noire passe souvent inaperçue et il faut que l’œil s’y arrête pour voir tout le raffinement de ces plantes.

Petit choix en association

  • En bulbes : Fritillarira persica, Tulipes Queen of the Night et Tulipes Spring Green ou T. Rosalie, Tulipes Black Hero ou T. Uncle Tom ou T. Black Parrot et Tulipes Angelique;
  • Au rayon vivaces, la Viola Molly Sanderson est certainement la plus belle, en fleurs de mai à septembre, plantez-les en compagnies de plantes aux feuillages clair comme des Sedum ou des Artemisia. Les Hellebores noires sont de plus en plus recherchées, car elles annoncent le printemps et sont superbes en compagnie de Dicentra formosa ou de Lamium panaché. L’Alcea rosea Nigra, qui se resème facilement est une grande dame à placer au pied d’un mur clair. A l’ombre, associez le Geranium phaeum, violet pourpre, aux Hosta à feuillages clairs.

Les feuillages peuvent aussi apporter la touche ‘noire’ qui fera vibrer les teintes pâles : les Asters, représentés par A. h. Lady in Black ou A. lat. Prince, plus compact ont des feuillages très proches du noir, le Cimicifuga rac. Atropurpurea et son cultivar Brunette tirent vers le pourpre noir; associez les à des Artemisia Powis ou plantez les devant les Elaeagnus ebbingei. Osez l’Ophiopogon planiscapus Nigrescens au feuillage le plus sombre en association avec le Liriope muscari Variegata ou une Alchemilla erythropoda .

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