23 février 2005 - n°254, 255, 256, 257 et 258

Région

Pour être mieux dans votre assiette !

Le Département Prévention-Santé de la Province de Luxembourg organise son 6e Rendez-Vous de l’Observatoire de la Santé du dimanche 14 au samedi 27 novembre 2004. L’objectif ? Amener la population luxembourgeoise à comprendre l’importance de lutter contre le diabète et les maladies cardio-vasculaires, notamment par un dépistage réalisé le plus précocement possible. Mieux vaut connaître les facteurs de protection visant à réduire les risques. Cette année, le facteur de risque retenu est l’obésité.

« On est foutus, on mange trop… » C’est le titre d’une chanson mais c’est aussi la réalité. Et quand bien même on ne mange pas trop, on mange trop peu équilibré. Il y a de quoi s’inquiéter. En province de Luxembourg, plus de 46% des adultes présentent un excès de poids. À 10 ans, 23% des garçons et 29% des filles sont déjà en surcharge pondérale ou obèses. Pire encore, à l’âge de 4 ans, 15% des filles traînent un embonpoint caractérisé ! Le diabète et l’obésité, deux facteurs souvent liés, font partie des causes déterminantes des maladies cardio-vasculaires. De plus, il faut savoir qu’en province de Luxembourg, 32,8% de la population ont une activité sédentaire, soit une personne sur trois.

En pratique, une invitation a été envoyée aux 110000 foyers de la province, les invitant à venir tester gratuitement leurs taux de sucre et de cholestérol dans les hôpitaux, les Centres de Santé, les salles communales, la Maison des Patients Diabétiques. Outre ces tests, les personnes présentes profiteront d’animations sur l’alimentation équilibrée et recevront un livret alimentaire sur ce sujet, une pyramide alimentaire aimantée et un disque permettant de calculer leur Indice de Masse Corporelle.

"Cela se passe près de chez vous"

Dans notre région, il suffira de se rendre dans les hôpitaux de Libramont, Bastogne ou Arlon ce dimanche 14 novembre, puis à Saint-Médard, au « Le Rivoli » le vend. 19, à Léglise, à la Maison de l’Association des Patients Diabétiques le jeudi 25, au Centre Culturel de Chiny le vend. 26 ou encore au Centre de Santé de Neufchâteau, rue des Charmes, 3 le samedi 27 novembre. C’est gratuit, et sans mauvais jeu de mots, cela peut rapporter… gros à votre santé. Cette campagne de la Députation permanente de la Province de Luxembourg, à l’initiative du député permanent Jacques Balon, a également reçu le soutien de l’Association belge du Diabète et de la société Roche Diagnostics. N’oublions pas : "Prévenir, un geste simple". Infos : 084/31 05 05 ou sur province.luxembourg.be

Près de chez vous

La solidarité. C’est la qualité qu’aimerait retrouver le groupement

Les beaux fossésLes beaux fossés. Il s’agit d’un club qui a été créé à Les Fossés, village de la commune de Léglise. Mis sur pied en juin dernier à l’initiative de quelques personnes et dont le président actuel est Guy Louppe, ce groupe a deux objectifs : permettre aux anciens et aux nouveaux habitants de se rencontrer et faire du village un lieu de vie accueillant et propre.

Un nouveau projet est par ailleurs en cours de réalisation : la place du village sera prochainement embellie. Des fleurs et autres arbustes vont être plantés tout autour de cet endroit. Dans le cadre de la journée de l’arbre, le jeune comité a proposé à la commune d’embellir la place du village. Le bourgmestre, André Lecomte, a sollicité une subvention auprès de la Région wallonne. Aux dernières nouvelles, celle-ci aurait été acceptée. La Région fournira donc les plantations nécessaires, quant à la commune, elle préparera le terrain pour la plantation. Ensuite, ouvriers communaux et membre du comité se réuniront pour tout mettre en place.

Mais le projet qui a mobilisé, ce week-end, la vingtaine de membres des Beaux fossés, c’est l’exposition de photos qui s’est tenue à la salle Sainte-Barbe, ce dimanche 21 novembre. Au total, ce sont plus de deux cents photographies qu’ont été présentées sous différentes formes. En effet, les visiteurs pouvaient découvrir un montage dias très intéressant, de même qu’un diaporama Power point ou encore des photos sur panneaux.

Différents thèmes étaient également abordés : les photos de classes et de groupes, celles des groupements sportifs, de la guerre, de la Libération, des manifestations, de la vie quotidienne ou encore de parties de chasse et même de la chapelle. Le document photographique présenté au public datait de 1919.

Tous les villageois ont mis la main à la pâte pour réussir cette exposition. En effet, trouver les différents clichés n’a pas été chose aisée. Heureusement, le bouche à oreille a très bien fonctionné et deux jours avant le jour j, le comité recevait encore des photos !

Outre l’exposition, un calendrier a également été édité. Il reprend certains clichés présentés dimanche. Ceux-ci sont accompagnés de commentaires historiques sur la vie du siècle dernier à Les Fossés. Le but de ce calendrier est de remémorer la vie d’antan mais aussi de récolter des fonds pour financer les projets de l’association. Parmi ceux-ci on retiendra la réhabilitation des fontaines et bacs d’eau du village. Il s’agit là d’un projet de grande ampleur puisque pour remettre tout en état de marche, il va falloir rouvrir les canalisations fermées depuis de nombreuses années! En attendant, le comité espère déjà pouvoir garnir ces fontaines de bacs de fleurs dès le printemps prochain.

Réaliser plusieurs parcours de promenades fait également partie des objectifs du comité. Du travail en perspective… Mais Les beaux fossés ne sont pas pressés. Ils veulent se donner du temps et du plaisir puisque les principes de fondement de cette association solidaire c’est de se retrouver autour de projets communs.

Fanny Jacques

Un lama tibétain à Tournay

Un lama tibétain à TournayUn crâne rasé penché sur une feuille blanche. Les gestes précis du calligraphe trempant son bout de bois dans l’encre noire pour inscrire en circonvolutions poétiques les prénoms des personnes présentes. Un silence quasi monacal égayé de soupirs d’admiration devant la dextérité de l’artiste. Quelques bougies allumées au cœur d’une maison invitant au partage et à la contemplation. Sagesse, bienveillance, chaleur humaine, respect. Des mots trop souvent galvaudés mais qui reflètent profondément les sentiments qu’inspire la rencontre de Kunchok, moine gelugpa, lama du monastère de Sera (Lhassa) au Tibet. Cette personnalité attachante était de passage le dimanche 21 novembre dans les locaux de l’Asbl Colline à Tournay pour partager sa culture, son art de calligraphe, ses connaissances, ses recherches philosophiques et ses réflexions. Réuni autour de lui, un groupe de passionnés s’initiait à la calligraphie de l’écriture outchèn avant de préparer collectivement un repas tibétain (momos et thé) et de terminer les activités par de la méditation et un partage des impressions d’une journée pas comme les autres. Ce moment de rencontre permettait à Kunchok de diffuser les éléments de son univers personnel plutôt que d’être toujours en position d’apprenant vis-à-vis de son pays d’accueil. Après trois années d’un long et difficile parcours administratif, Kunchok vient enfin d’obtenir son statut légal de réfugié. Une bataille de plus qu’il a remportée avec la détermination et la patience qui le caractérisent.

Un peu d’histoire…

Un lama tibétain à TournayDepuis 2001, des demandeurs d'asile tibétains se pressent aux portes de l'office belge des étrangers. Ils sont actuellement peut-être 600 ou 700. Parmi eux, des moines, d'anciens prisonniers, des nomades, qui ont subi les persécutions du régime chinois. Ils sont originaires des trois grandes régions du Tibet, l'U Tsang qui correspond à l'actuel TAR, soit Région.

Autonome du Tibet et le Kham et l'Amdo qui sont les anciens noms de régions actuellement intégrées dans les provinces chinoises du Gansu, Sechouan, etc. Parmi eux également des Tibétains nés en exil ou arrivés très jeunes au Népal ou en Inde et qui, devant les difficultés qu'offre leur situation dans ces pays, espèrent trouver un avenir meilleur en Europe. Ce sont donc des réalités différentes même si la cause de départ est la même : l'impossibilité de continuer à vivre dans leur pays occupé depuis près de 60 ans par la Chine qui les oblige à abandonner leur identité tibétaine pour faire allégeance au nouveau régime. Une grande partie des Tibétains sont confrontés à la pauvreté, la misère, la déportation, l’emprisonnement ou la torture. En tant que lama, Kunchok ne déroge pas à la règle.

Un lama tibétain à TournayEntré enfant au monastère de Rading, puis orienté suivant les conseils de son maître vers le monastère de Sera, il y passera 18 ans à étudier la philosophie bouddhique. Arrêté une première fois par les autorités chinoises pour des raisons de « propagandes » politiques (la diffusion de l’esprit bouddhique est interdite), il connaîtra les conditions inhumaines des prisons gouvernementales. Après sa libération, il sera de nouveau arrêté et cette fois torturé. Il s’évadera de l’hôpital militaire de Lhassa, revêtira des habits civils et grâce à des passeurs traversera l’Himalaya et le Népal pour aboutir enfin en Inde. Devant le refus des autorités indiennes de légaliser sa situation, il cherchera un pays d’accueil.

Le "hasard" l’a amené en Belgique en septembre 2001 et depuis cette date il considère réellement notre pays comme sa seconde patrie. Il s’est installé à Woluwé-Saint-Lambert et s’est efforcé progressivement d’apprendre le français en suivant des cours de promotion sociale à l’Institut bruxellois de formation de cadres pour le développement. Dynamique au sein des Amis du Tibet, il donne régulièrement des cours de tibétain, de calligraphie ou de philosophie. Sa convivialité, sa sincérité vous touchent directement et estompent la barrière de la langue. On perçoit immédiatement que Kunchok rendra au centuple ce qu’il a reçu de son pays d’accueil. La richesse de sa rencontre est un moment rare. Il nous reviendra le 30 janvier et le 27 février 2005, ne le manquez pas.Info-Ardenne

P. Dabe

Infos : Asbl Colline
061/27.84.74.

Une journée de soutien

Si la vie de Kunchok semble se dessiner de façon de plus en plus positive, il reste de par le monde des milliers de prisonniers politiques ou d’opinions. Comme chaque année, Amnesty International vous proposera de soutenir ses activités en achetant et plaçant à vos fenêtres une bougie symbole d’espoir et de vigilance. En ce qui concerne la situation des Tibétains en exil, l’organisation internationale tente donc de soutenir les candidats réfugiés quand leur cas ressortit aux préoccupations d'Amnesty : violences et contraintes à l'égard des religieux bouddhistes, violences à l'égard de laïcs qui ont marqué de manière non violente leur attachement à la culture tibétaine. Amnesty dénonce les conditions d'incarcération des prisonniers politiques ainsi que les parodies de procès et soutient, au travers du travail de ses groupes, des prisonniers toujours incarcérés au Tibet. Elle dénonce la pratique généralisée de la torture et s'oppose au recours à la peine de mort. Par exemple celle toute prochaine du Rimpoche Tenzin Deleg.

Un combat essentiel pour défendre les droits de quidams proches ou lointains qui n’attendent qu’une lueur d’espoir fragile mais obstinée. Ce 10 décembre, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme, n’oubliez pas d’allumer une bougie d’Amnesty pour saluer tant d’autres Kunchok.

Les sachets de saint Nicolas

Les sachets de saint NicolasA l’occasion de la Saint-Nicolas, le Service Promotion Santé à l’École (PSE) du Département Prévention-Santé de la Province de Luxembourg a choisi de proposer des « sachets-santé » aux enfants des classes prématernelles et maternelles.

Initiée par le député permanent Jacques Balon et le docteur Sophie Cornet, cette action a dépassé les espérances de ses responsables avec un taux de réponses de plus de 90%, soit plus de 9500 enfants des écoles libres et communales !

Il faut savoir que les enfants en âge scolaire ont tendance à consommer une partie significative de leur nourriture quotidienne sous forme de collations. Pour leur bonne santé, mieux vaut dès lors choisir des collations variées comme un yaourt ou un fromage, blanc ou aux fruits, une compote, une tartine avec un carré de chocolat ou un peu de beurre, ou encore du fromage, du miel, de la confiture, une poignée de nic-nac, des biscuits secs, une pomme ou une poire, une orange ou une mandarine, des raisins, des pruneaux ou des abricots secs, des mini-tomates…

L’occasion était belle, avec la Saint-Nicolas, de montrer, et d’offrir, un exemple de ces collations bonnes pour la santé. C’est ainsi que 9.538 enfants, issus de 257 implantations de la province de Luxembourg, ont reçu un sachet constitué de friandises à même de leur donner la vitalité et l’énergie qui leur permettra de grandir en bonne santé. Pour renforcer cette action, il a été demandé aux institutrices et instituteurs de glisser dans les cartables des enfants sages un message de Saint-Nicolas destiné à leurs parents et invitant ceux-ci, d’une part, à faire toute l’année le choix de saines collations et, d’autre part, à prendre de bonnes habitudes pour leur équilibre alimentaire.

Les produits sélectionnés étaient des biscuits secs, une pomme, une clémentine, un " fruit pocket ", un fromage frais aux fruits, des noix, des raisins secs et un chocolat. Les sachets ont été conditionnés à l’atelier protégé Les Hautes-Ardennes à Vielsalm avant d’être transférés vers les 8 centres de Santé de la province où les responsables des 282 écoles concernées sont venus en prendre livraison la semaine précédant la fête du grand saint. Le vendredi 3 décembre, celui-ci était présent, avec ses pères fouettards et son âne, à l’Institut Saint-Joseph à Libramont. Cette école chemine depuis un long moment sur la voie de l’alimentation saine, visant à devenir une école pilote dans cette matière. Les institutrices maternelles organisent des «déjeuners malins» et instaurent la «collation saine» du mercredi. Le pouvoir organisateur, sous la houlette de Nadine Laveaux, projette d’améliorer la qualité des repas complets.

Et les parents ont été sollicités pour motiver leurs enfants et leur expliquer le bien-fondé des sachets-santé. Vendredi dernier à Libramont, quelques petits semblaient bien un peu étonnés de ne pas découvrir les habituels chips, bonbons trop sucrés ou autres friandises grasses. Mais après avoir entendu les explications du directeur Jean-Marie Francard, et goûté à ces produits sains, ils semblaient ravis du contenu du sachet que leur avait remis en mains propres leur saint préféré. En matière de santé, la prévention passe par des gestes et des actions simples, comme ces sachets pas comme les autres !
Informations : Promotion Santé

A l’École Tél. 061/21.36.71 (Sophie Cornet - Véronique Bodson)

Noël dans quelques jours…

Noël dans quelques jours…Le 21, c’est le premier jour de l’hiver. Saint Thomas préside cette journée, lui qui arrive toujours en retard. Rappelons que lors de la résurrection de Jésus, il surgit bon dernier et il fallut qu’il « mit le doigt » pour y croire...

Le 25, c’est Noël, avec ses rites.

La crèche d’abord qu’on va bricoler dans chaque demeure avec toujours les personnages de terre cuite, Marie, Joseph, l’âne et le bœuf et le berceau en paille où l’on placera en temps voulu l’enfant Jésus.
à l’église, la crèche est en carton et en papier gris peint couleur rochers. La coqueluche d’une époque fut la « crèche vivante » où la plus jeune maman du village redevenait vierge pour un soir et amenait son vrai bébé qui allait passer une nuit de rêve dans les lueurs des cierges, les chants de Noël et les odeurs d’encens.

En famille, on attend l’heure de la messe de minuit qu’on ne peut pas rater. Dans les lueurs des quinquets, on chante déjà Noël. Ce sont des couplets émouvants, simples, charmants. J’ai encore en tête ceux que me chantait mon grand-père dans l’intimité du grand lit :

Les anges dans nos campagnes Ont entonné l’hymne des cieux...

En attendant la messe, on mangeait des boûkètes faites de farine de sarrasin et rissolées dans l’huile de colza (l’ôle di navète) ou des vôtes, des crèpes tout simplement pour un peu couper la faim.

On sortait de la messe dans la neige et dans la faible lueur de lampes tempête. On commentait le Minuit chrétien interprété par le ténor local mais on avait surtout hâte de rentrer pour les agapes traditionnelles. S’ils ont une petite mémoire, les cochons, dindes, coqs, lapins (et même chats, disent les mauvaises langues) voient avec crainte arriver la date du 25 décembre. On les immole pour les plaisirs de la casserole. En Ardenne, le cochon était à l’honneur. Sur la table, les cwèsses (côtes), les pieds, les oreilles, le boudin, li blanke et l’neûre tripe assaisonnées d’herbes fines et parfumées. Il y avait même, chez les Liégeois, un vieux Noël gastronomique que l’on chantait:

Li pourcê qu’a fait cisse tripe-là n’esteût nin si pourcê qu’çoula*

*Le cochon qui a donné ce boudin-là n’était pas si cochon que ça.

Jean Delahaut

Permis de conduire

Le saviez-vous ? Le chemin le plus sûr pour obtenir un permis de conduire voiture passe par l’apprentissage anticipé de la conduite (A.A.C.). Méconnue du grand public, l’A.A.C. est pourtant la méthode idéale à l’heure actuelle.

Tout commence à seize ans et neuf mois par un cours de théorie dans une auto-école (code de la route et conseil de conduite défensive) et par un examen théorique. Suivent ensuite douze heures de cours pratiques dispensés par un instructeur breveté dans un véhicule à double commande (base de la conduite en général et conduite défensive en particulier). à dix-sept ans, le candidat obtient le droit de conduire accompagné par un guide (un parent par exemple) sous le couvert de la licence d’apprentissage et cela pendant un an minimum. à dix-huit ans, le candidat présente l’examen pratique définitif.

La méthode a fait ses preuves et offre de nombreux avantages : à dix-huit ans et quelques jours, c’est le permis dans la poche ! C’est un avantage pour trouver du travail, c’est une tranquillité pour les parents et une nouvelle autonomie pour le jeune conducteur.

Pour en savoir plus : Auto-école des Ardennes 061 23 01 70

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