23 février 2005 - n°254, 255, 256, 257 et 258


Studio S, l’ambiance des pionniers à Sibret

Studio S, l’ambiance des pionniers à SibretDepuis vingt ans, la radio locale Studio S tente d’animer les habitants de Vaux-sur-Sûre au départ de Sibret. Depuis les retransmissions de la messe dominicale, les programmes se sont étoffés, mais on recherche toujours un endroit pour installer une antenne. La vie d’une radio locale n’est pas un long fleuve tranquille.

Une ruelle dans le village de Sibret, une maison à l’écart de la chaussée, un petit bâtiment à côté de l’habitation principale surmontée par une antenne quelque peu plus grande que celle de réception de la télévisio; à l’étage, une grande table et dans le coin, tout pour réaliser et envoyer des émissions de radio. C’est cela Studio S, la radio locale qui anime la commune de Vaux-sur-Sûre durant le week-end.

Dans la région de Bastogne, la fin des années 70 voit la naissance de nombreuses radios locales. Nombre de Sibrétois s’engagent alors dans cette mouvance avec des projets dans les radios bastognardes. Le feed-back est aussi de mise avec la diffusion des messes dominicales de Sibret. Devant ce succès, deux pionniers décident de lancer leurs propres programmes alors que l’office n’est plus accueilli sur les ondes de la cité. C’est ainsi qu’un premier émetteur prendra position dans le clocher de l’église en 1984. Très rapidement, nous allons proposer des émissions quelques minutes avant, puis quelques minutes après, se souvient Jean-Émile Gresse. Un particulier accepta alors de prêter une chambre dans sa maison de manière à accueillir un studio et place l’antenne sur son toit : l’émetteur déménage alors à la chaussée de Bastogne.

Les archives sonores témoignent d’une émission expérimentale le 29 août 1984. La nouvelle localisation permet de posséder une ligne téléphonique et une excellente position géographique. Grâce au même mécène, Studio S s’installe dans un pavillon et érige un pylône de dix-huit mètres. Durant une dizaine d’années, la radio locale va alors prendre ses marques et trouver son public. Nous sommes généralement écoutés par un public de 40 à 90 ans, mais nous sommes aussi parfois surpris de voir des jeunes s’intéresser à nos programmes. Nous avons également de temps en temps la surprise d’entendre nos auditeurs souligner qu’ils ont entendu telles ou telles choses sur antenne. Cela fait plaisir, se félicite M. Gresse.

Rapidement, Studio S s’associe à des chaînes nationales pour présenter des programmes au fil de la semaine : Chérie FM, puis Contact Gold et à présent Contact 2.

Les années 80 ont été des périodes fastes où la radio locale proposait également des spectacles. Nous avions des podiums où nous avons reçu de nombreuses vedettes de l’époque, se souvient encore l’un des pionniers.

La survie de l’antenne

Cependant, l’âge d’or est bien révolu et la fin de la collaboration du mécène a mis la radio en difficulté. Il est bien loin le temps où l’ASBL qui gère Studio S prévoyait d’ériger un nouveau pylône sur la chaussée de Bastogne.

Le projet a été contrecarré par un nombre incroyable de riverains, souligne encore M. Gresse. Quelle déception pour un dessein qui a déjà valu un énorme investissement humain et financier qui part en fumée. Depuis sa création, la station a toujours dû compter sur un soutien timide des Sibrétois alors que les localités limitrophes ne cessent de regretter la mauvaise réception de nos programmes sur leur territoire. La prochaine étape devra-t-elle passer par la disparition de la station ou par le déménagement vers d’autres cieux ?

Mais Studio S n’en est pas encore là pour l’instant et poursuit son travail d’animation tous les week-ends avec des rendez-vous incontournables : l’office religieux, une partie instrumentale, une séance d’accordéon, un petit journal des informations locales. Après 13 heures, place aux bonnes vieilles chansons. Les jeunes peuvent également s’y retrouver avec le Hit Parade le samedi en début d’après-midi. Cette émission est un des fleurons de la chaîne car elle en est à sa 1140e édition cette semaine.

La commune de Vaux-sur-Sûre pourrait-elle encore compter longtemps sur sa radio ? Des jeunes ont en tout cas déjà montré leur soutien et quelques projets sont à l’étude. Les collaborateurs sont cependant encore attendus à la rue de Sugy pour venir en aide à la pérennité du 106.4. Avis aux amateurs.

T. L.

Pour contacter Studio S, vous pouvez composer le 061 26 69 53 ou studios@tiscali.be

Une tonne de pommes

L’école communale de Rosière a lancé un projet de rassembler une tonne de pommes. Objectif atteint avec 900 bouteilles de jus et de nombreux clients.

école communale de RosièreDurant l’année scolaire, une école met généralement l’un ou l’autre projet sur pied. Pour certains, c’est un marché de Noël ou la création d’un spectacle. L’école de Rosière (Vaux-sur-Sûre) a quant à elle décidé de se lancer dans le projet de rassembler une tonne de pommes. Les 57 élèves de maternelle et de primaire ont ainsi participé ensuite au pressage des fruits. Les enfants ont tout d’abord procédé au lavage des pommes, ont contribué à leur broyage, au pressage, à la mise en bouteilles et au capsulage, …

Au décompte, c’est donc quelque 929 bouteilles de jus de pomme qui ont été réalisées. Et l’accueil des parents et des habitants du village a été des plus réceptifs à la vente des bouteilles. « L’objectif était de proposer un produit sain à l’école et de le proposer à partir d’une animation, explique l’enseignant Miguel Lamouline. Le succès a cependant été tel que nous n’avons presque plus de bouteilles pour les proposer aux enfants durant les récréations. Nous poursuivrons cependant ce projet de sensibilisation en imposant une collation qui sera un fruit ou quelque chose de différent des barres chocolatées ou des chips. Nous l’avons déjà fait et cela a bien fonctionné. L’opération Jus de Pomme a très bien marché. De la troisième maternelle à la sixième primaire, ils se sont sentis impliqués, ont posé des questions et ont contribué au succès. On ne peut pas nier non plus que la vente des bouteilles permettra de financer de nouveaux projets dans l’école. »

Un beau projet. Reste à voir si la générosité de saint Nicolas ne va mettre à néant cette sensibilisation.

Th.L.

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